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Les armes (à feu) au cinéma

 

Premier constat : l'arme à feu est certainement l'accessoire de cinéma le plus souvent visible à l'écran.

Ce "succès", très décrié par certains, peut s'expliquer simplement par la dramatisation de l'histoire. Chose que les armes amènent à coup sûr, lié à un aspect graphique certainement déterminant dans l'utilisation extensive de cet objet pourtant si méconnu.

Mon propos n'est pas ici de me lancer dans une controverse quelconque (bien/mal, responsabilité...) ou dans une psychanalyse de bazar (prolongement phallique et blah-blah-blah...), mais bel et bien de vous faire prendre connaissance d'une chose que vous avez souvent vue sur un écran, mais presque jamais en vrai. Quant à tenir une arme en main...

 Note perso 
Comme vous le savez peut-être, je ne suis qu’un humble amateur (de 14 ans en plus !) dans le domaine des armes à feu. Ainsi, je n’en manipule pour ainsi dire jamais, et je n’ai pas de proches contacts analyste militaire… Ce que je vous raconte ici représente une partie de tout ce que j’ai appris, via des revues, par documentation, voire même par déduction. Donc, je n’assure pas à 100 % que toutes mes infos soient totalement véridique. Même s'il y a de fortes chances pour que ça le soit.

 

Sommaire

- Historique
> Pirates et courtisans
> L'époque du Far West : le Revolver
> Les guerres mondiales
> Les périodes récentes et actuelles

- Les dénominations
> Les calibres
> Les formes d'arme

 

 

HISTORIQUE

Première époque : pirates et courtisans

L'histoire des armes à feu commence avec l'invention de la poudre. Je ne vous apprends rien, mais cela limite au moins mon propos à des périodes plus ou moins récentes.

Le principe est de coincer un explosif au fond d'un cylindre à l'aide d'un projectile, lequel sera violemment expulsé suite à l'explosion (qui n'est autre que la transformation brutale d'un petit volume de solide en un gros volume de gaz, d'où surpression). Les premières armes à feu présentent un cruel manque d'ergonomie et un cout exorbitant pour l'époque, doublés d'une puissance et d'une précision les rendant plus inutiles qu'une arbalète, qui, elle, est capable de transpercer une armure et son contenu avec précision.

Le gros problème : ne permettant de tirer qu'un seul coup, il fallait recharger à chaque fois. Ce genre de processus était long et périlleux en situation de combat. De plus, il arrivait que le coup ne parte pas, ou avec du retard, ce qui était encore plus dangereux. Le mécanisme de mise à feu étant rudimentaire, il était peu fiable et dépendait grandement de la météo.

Toutefois, l'arme à feu a connu de belles heures lors des duels, puisqu'elle permettait à certains de s'éviter un combat à l'épée face à un escrimeur entrainé (vu que le tir concernait moins de monde, cela remettait chacun à des niveaux plus proches, même si dans Barry Lyndon, le film de Kubrick, l'inexpérience d'un duelliste lui fait tirer son unique balle dans le sol !!!

J'ajouterai que, de surcroit, de telles armes étaient lourdes et que leur mèche (type mèche lente) devait s'allumer au préalable, ce qui rendait l'arme très visible en pleine nuit, otant un éventuel effet de surprise.

Arrivèrent quelques menus perfectionnements, comme l'utilisation de l'étincelle d'un silex pour la mise à feu, mais voyons tout d'abord le principe de base de l'allumage d'un coup de feu.

Il s'agit de l'utilisation de deux composants : la charge de poudre principale, qui assurera la propulsion du projectile, et le système d'allumage de la charge principale. La poudre est située dans le fond du canon (on désigne par canon le cylindre dans lequel se trouve la poudre, la balle et qui dirigera la balle lors de son expulsion. Se dit barrel en anglais, ou bore, le canon en tant qu'arme complète se disant cannon (pour l'artillerie), ou gun (terme général englobant les armes de poing)), ce fond étant fermé au cul, et que l'on nomme culasse.

Cette culasse est alors munie d'une petite ouverture par laquelle viendra l'étincelle ou la flamme qui mettra le feu à la poudre. Sur un canon, une mèche peut être utilisée, passant par l'ouverture mentionnée précédemment, ou alors un boute feu (sorte de grosse alumette lente), mis directement au contact de la poudre par l'ouverture. La mise à feu se fait donc lors de ce contact flamme/poudre, et donc, BOUM. Il a existé des mécanismes à base de silex, la percussion du silex à proximité de la poudre s'effectuant par une pièce mobile, sous l'action d'un ressort. Cette pièce forme un coude et est nommée chien (hammer en anglais).

 

L'Epoque du Far West : le revolver

Colt PatersonBon, accélérons le temps... Nous voilà en 1800-quelque-chose. L'Amérique se fait découvrir, conquérir... et Samuel Colt réactualise le concept d'arme de poing. C'est l'arrivée du revolver avec le Colt Paterson.

Tout d'abord, la mise à feu a avancé : l'amorce a été inventée depuis nos premières pétoires. Une amorce, c'est une petite capsule contenant une petite quantité de produit explosant au choc (du fulminate de mercure, à l'époque). Un revolver désigne une arme de poing munie d'un cylindre tournant, percé de plusieurs chambres, et dont la rotation amène chaque chambre successivement face au canon de l'arme. En gros, le type d'arme que vous voyez au début de ce dossier ET RIEN D'AUTRE.

Revolver Pistolet automatique
Ceci est un Revolver Ceci n'est pas un revolver,
(c'est un pistolet automatique)

L'avancée du revolver, c'est que l'on a une arme à plusieurs coups, sans mèche, à visée unique (les armes à plusieurs canons nécessitant de changer de visée avec le canon opérant), pouvant faire feu rapidement. Toutefois, il faut armer le chien à chaque coup, dont le rôle est désormais de percuter l'amorce située juste en face de la poudre, enchassée sur une cheminée (conduit menant à la poudre). On parle de revolver à percussion, le chien et le percuteur ne faisant qu'un, ce qui ne sera plus le cas à notre époque.

L'armement du chien se fait alors par la paume de la main gauche, accrochant la crête du chien et la ramenant vers l'arrière : c'est le geste de tous les cowboys, leur permettant d'armer et de tirer rapidement à la suite, ce qui peut leur laisser tirer leurs 5 ou 6 coups très rapidement. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, regardez le dos d'un Lucky Luke ou n'importe quel western.

Les inconvénients : la visée est médiocre en tirant de la sorte, à hauteur de hanche, même si John Wayne mettait dans son adversaire à tous les coups ! En fait, on ne visait pas, on tirait d’intuition. De surcroit, le rechargement de ces revolvers se fait encore de façon artisanale : on met toujours la poudre dans la chambre du barillet (on ne parle plus de culasse, mais de chambres), on tasse, on met un petit disque de feutrine par dessus, puis on sertit la balle (de forme ronde, en plomb doux) par dessus. Enfin, on place les amorces sur les cheminées. Autre chose : toutes les armes mentionnées jusqu'alors utilisent le même poudre, appelée vulgairement poudre à canon. C'est en fait de la poudre noire.

La poudre noire est un mélange charbon, souffre et nitrate de potassium (que l'on trouve dans le salpêtre). Sa combustion est relativement lente et n'engendre pas de fortes pressions (relativement !), et surtout, elle fait une très épaisse fumée blanche et âcre, ce qui pouvait servir de couverture lors d'échanges nourris ! La poudre noire est aujourd'hui tombée en désuétude, sauf auprès de tireurs à l'arme ancienne, noble discipline s'il en est. Toutefois, son efficacité est réelle, puisqu'on a tué pendant plusieurs siècles avec.

Les cow boys de cinéma n'ayant que rarement besoin de recharger, vous n'avez que rarement vu la vérité... d'autant plus que ceux ci, bien que sensés vivre vers 1850, utilisent alors des cartouches complètes. De quoi ? Bien oui, c'est l'erreur commune, historique, sauf... chez Clint Eastwood. L'excellent Clint s'est documenté pour ses films, voilà pourquoi on le voit carrément remplacer tout un barrilet vide par un autre barillet pré-chargé. Pas con, le Clint, et cultivé, avec ça ! En effet, les revolvers de la guerre de sécession et autour étaient de gros revolvers bien lourds, genre Colt Walker (vu dans "Josey Wales, Hors-la-Loi", avec Clint !), ou encore Colt Army, ou Remington New Model Army... Ces armes n'ont pas connu la cartouche, il fallait donc les recharger à l'ancienne (quant à les nettoyer, cela équivalait à un ramonage).

Or, l'arme la plus représentée dans le film de Cow Boy est le Colt Peacemaker. Mais c'est un revolver arrivé tardivement, particulièrement couteux de surcroit, rares étaient ceux qui pouvaient se l'offrir, et cela se situait plus vers la fin du siècle.

 

Les guerres mondiales

Composants d'une cartouche
Voici les quatre composants d'une cartouche :
- La douille, ou étui, présente deux fois dans la moitié inférieure de la photo.
- La balle en elle même, dont une se trouve tout à gauche sur la photo.
- La poudre, le petit tas noiratre.
- La cartouche entière, debout à droite de la poudre.

N'étant pas historien, je vais me limiter à une évocation rapide des progrès réalisés en matière d'armes à feu personnelles (portables et utilisables par un homme seul). La poudre noire a laissé place à une nouvelle, plus performante, plus rapide, plus fiable, moins salissante : la poudre dite "sans fumée". On se rassure, cela fume toujours, mais moins !

Ensuite, la cartouche est apparue. Le principe de la cartouche est de rassembler tous les éléments constituant le "coup de feu" dans une seule unité, grâce à une douille métallique (dans un premier temps, il s'agissait d'étuis en carton).

Une cartouche est constituée : d'une balle, de la charge de poudre, de l'amorce, de l'étui (appelé douille). Seule la balle part et constitue le projectile. On voit régulièrement des projectiles dessinés sous forme de cartouche (la pub pour les filtres à café M.....a, où un révolutionnaire mexicain tire à la mitrailleuse (une Gatling), on voit des projectiles faits à l'ordinateur : mais ce sont des cartouches entières !). Cela relève du plus grand manque de réflexion et de documentation, c'est inadmissible !!! Enfin, moi, ce que j’en dis ^^)

On récapitule : la cartouche contient tout, c'est un ensemble de constituants. La balle part avec le coup de feu (c'est le projectile, la douille reste. C'est pourtant pas compliqué !

Autres progrès : avec la poudre sans fumée, les munitions sont plus puissantes. De plus, on améliore la capacité des armes de poing avec l'invention du pistolet automatique. Le plus illustre des PA est encore largement utilisé et visible sur les écrans aujourd'hui, c'est celui que l'on appelle le Colt 45. En fait, il s'agit du Colt 1911, date de sa création. Il a fait la première et la deuxième guerre mondiale chez les américains, le Viet Nam, et il continue... Mais à noter par rapport à la croyance populaire, les modèles de colt les plus récents (les "infinity") sont des armes excellente, quoique onéreuses.

C'est probablement l'arme dont le design a engendré le plus de copies et dérivés, aujourd'hui encore. Sa munition lui est spécifique (bien qu'employée à présent dans de nombreux autres PA), nommée .45 ACP, pour Automatic Colt Pistol. Le .45 signifie 45 centièmes de pouces soit un diamètre pour la balle (diamètre nommé hativement "calibre") de 11,43 mm ! Là, ça commence à faire dans le vraiment gros calibre, surtout pour une arme de poing. Alors on le retrouve un peu partout dans des modèles dérivés. C'est le flingue de Tarantino dans Une Nuit en Enfer, celle de Travolta dans Pulp Fiction, celle de Castor Troy (Nicolas Cage) dans Volte/Face, celle que Brendan Fraser porte glissée dans la ceinture, au dos, dans La Momie...

Sinon, pour ces époques, on peut parler de la mitraillette Tompson, employée aussi bien par Al Capone que par le Capitaine Miller de Il Faut Sauver Le Soldat Ryan. La seule différence avec la mitraillette de la période de prohibition se trouve dans le chargeur : imaginez la même arme avec un chargeur en forme de disque, nommé aussi "chargeur camembert".

Vu dans La Momie ! Il faut sauver le soldat Ryan
Vu dans La Momie Derrière le capitaine Tom Hanks, Matt Damon (le soldat Ryan, quoi !) tient une carabine automatique, type M1 Garand.

 

Les périodes récentes et actuelles

Sans faire un catalogue exhaustif (trop long, bien trop long !), les stars des dernières guerres et des services officiels sont également celles de nos écrans. Ainsi, superstar au Viet Nam, le M16 américain est encore largement représenté, n'est ce pas Neo ?

Neo et son M16 fusils d'assaut gardés par Michelle Yeoh dans Demain ne Meurt Jamais

Mais ce serait aussi passer sous silence son redoutable adversaire et alter ego, dans les mains Viet Cong : le fusil d'assaut russe nommé Kalashnikov (du nom de son inventeur), ou AK-47, l'arme certainement la plus répandue AU MONDE.

MatrixEt ce ne sont pas les quelques petits exemplaires gardés par Michelle Yeoh dans Demain ne Meurt Jamais qui risquent de les raréfier sur le marché... (à noter, juste sous les Kalash', un "minigun" d'hélicoptère... j'en reparlerai).

Les services de police font des choix concernant leur arme de service qui se répercutent bien souvent à l'écran, ainsi, les Beretta 92, Glock 17 et autres Sig Sauer P-226 se retrouvent plus que souvent dans les mains de nos héros, comme dans celles de Neo (Matrix), ci contre, pour le Sig, ou dans celles des personnages joués par Chow Yun Fat, dans les films de John Woo (le Beretta 92, également en service dans la gendarmerie française), ou même dans les X-Files. (les agents Mulder et Scully oscillent entre Sig Sauer et Glock...) .

Ici, le Glock 17. En fait, les armes Glock constituent une véritable famille d'armes, avec de nombreux calibres disponibles et de nombreuses tailles. Le plus représenté est le modèle 17. Il est difficile de déterminer réellement les modèles du fabricant autrichien, puisque souvent, seuls les marquages changent. Ici, le marquage est visible, le modèle 17 est prévu pour du 9 mm Parabellum (marqué aussi 9x19). Le Glock est très facilement identifiable de par sa forme carrée. Vous le verrez encore très souvent, comme dans End Of Days, avec Arnold Schwarzenegger.

Le GlockPetit apparté, le Glock est un véritable best seller aux états unis (bon ok, à Counter il est tout pourri mais c’est un détail ^^). Cela s'explique pour plusieurs raisons : il contient beaucoup de cartouches dans son chargeur, il est léger car fabriqué en partie en polymères (du plastique), il n'est pas trop encombrant, et surtout, ce qui a aidé à ses ventes record des début, c'est que les gens l'ont cru tout en plastique, donc invisible aux rayons X des aéroports. C'est une vaste idiotie à laquelle n'échappe pas Bruce Willis dans 58 Minutes Pour Vivre... Je me ferai une joie de vous la relater dans une partie consacrée aux erreurs du cinéma !

Enfin, dans Le Monde Ne Suffit Pas, alias James Bond 19, une arme plus récente est à l'honneur (le Glock, bien que d'aspect moderne, date des années 80), le FN P90. FN, comme Fabrique Nationale, celle d'Herstal, en Belgique. Cette arme récente présente un aspect résolument moderne. De plus, son calibre (nouveau car vieux de 10 ans seulement) est étudié pour l'utilisation par les forces de l'ordre (neutraliser une menace, limiter les ricochets...), c'est le calibre dit 5,7 x 28 mm, donc, 5,7 mm de diamètre pour une balle à peine plus large qu'une balle de .22 Long Rifle (de 5,55 mm).

Je ne vais pas tout détailler, aussi, je terminerai par un rapide survol des pistolets mitrailleurs, puisque le P90 en est un. Outre ce modèle récent, on trouve l'Uzi israelien et le MP5 de chez Heckler & Koch, très, très répandu lui aussi (on pourrait même parler d'ominprésence) : c'est logique, il est en service chez de nombreux groupes d'intervention, du SWAT américain à notre GIGN national (quel redondance !). On le retrouve donc chez les forces de police de Matrix (pas les gardes de la scène de baston finale, ceux du début... Les gardes eux possèdent des Colts M-16 Vietnam et des Spas-12), mais aussi chez les terroristes de la série des Die Hard (Piège de Cristal et ses suites), avec Bruce Willis.

Voilà, le premier tour d'horizon est achevé, et la meilleure conclusion est la suivante : les armes que l'on voit à l'écran sont le plus souvent celles en usage dans les forces de l'ordre et les armées.

 

LES DENOMINATIONS

La plupart des gens n'ont qu'un point de vue cinématographique sur les armes. Ainsi, la majorité d'entre vous a probablement déjà entendu de tels mots que "Colt 45", ou encore "magnum"... Les films ne prennent pas le temps d'expliquer ce que ces termes signifient, voici un rapide décodage.

 

Les calibres

Les calibres sont assez souvent cités au cinéma. Ils remplacent même parfois le nom de l'arme, comme lorsque Dirty Harry (Clint Eastwood dans le rôle de l'Inspecteur Harry) dit "mon .44 Magnum". Décorticons ce cas :

1) En fait il existe de nombreuses armes (beucoup de revolvers et quelques automatiques) qui sont faites dans ce calibre.


2) En s'exprimant ainsi, Harry reste très vague. En fait, s'il change d'arme au cours des différents épisodes de sa (bonne) série, il utilise perpétuellement des .44 magnums. Kesaco ?

En fait, .44 désigne un diamètre (440 millièmes de pouces) et Magnum désigne à la fois la forme de la douille et une appréciation de la charge de poudre qu'elle contient. En revanche, la balle peut avoir de nombreuses formes : ogivale, tronconique, j'en passe et des meilleures.

Ce genre de chose est beaucoup plus connu du public américain, pour des raisons de législation locale (et pas de polémique, je vous prie !).

Donc, si l'inspecteur Harry utilise dans les premiers temps un revolver Smith & Wesson en .44 Magnum (la super réplique : "on vous arrête, Smith, Wesson, et moi"), il passe au pistolet automatique sur les derniers épisodes, avec l'Automag 44. Il faut savoir qu'il existe assez peu d'automatiques utilisant des cartouches magnum, surtout en regard de la pléthore qui existe chez les revolvers. (j'y reviendrai).

Il faut donc distinguer la marque, le modèle et le calibre de l'arme. Il existe en effet des modèles fabriqués en plusieurs calibres, comme c'est le cas pour l'illustre Glock, dont la publicité est "En calibres et en famille". Ils ont tous la même forme générale, à peu près la même conception, mais ils sont conçus pour une large variété de calibres.

Rappelons que quand on dit calibre, cela ne désigne pas uniquement le diamètre de la balle, mais aussi la forme de la douille et la charge de poudre qui doivent être adaptées au mécanisme de l'arme.

En plus, les diamètres ainsi donnés en millièmes de pouces sont loin d'être exacts et uniformes ! Ainsi, si le .357 fait dans les 9mm de diamètre, le .38 aussi, et bien sur le 9mm parabellum également ! D'ailleurs, les policiers français utilisent des revolvers Manhurin (une marque française d'excellente qualité) en .357 magnum, mais ils y mettent des cartouches de .38 ! Alors, certains ont grogné en disant qu'il n'y avait qu'à les équiper de .38 dès le départ, et il y a eu polémique, mais en tout cas, l'arme fonctionne très bien ainsi, selon le principe du "qui peut le plus peut le moins", le .38 étant une munition à plus faible charge de poudre, à plus faible cout aussi... et moins dangereuse, tout en étant plus douce à l'emploi.

 

Les Formes d'armes

Nous avons vu déjà la nuance entre Pistolet Automatique (PA) et revolver. Voyons maintenant ce que signifient les mots "mitraillette", "fusil d'assaut", "pistolet mitrailleur"...

Mitraillette ne signifie pas grand chose, et il faut généralement lui préférer le mot pistolet mitrailleur. Les PM utilisent en général une munition de pistolet automatique qu'ils sont capables de tirer en rafale (là où chaque tir doit se faire par une pression sur la détente chez les PA). On parle alors de mécanisme "full auto", à l'opposé du "semi auto" (le principe des PA). Ces armes ont une portée relativement limitée, mais leur encombrement reste faible pour une puissance de feu accrue. Ce sont les MP5 de chez Heckler & Koch (H&K), la famille Uzi (standard, mini et micro) de chez IMI (Israelian Military Industry), les MAC de chez Ingram (souvent confondus avec les Uzi), le Skorpion russe...

Le FN P90 , l'arme de Solidus
Le FN P90 , l'arme de Solidus

Plus gros, on trouve les fusils d'assaut : ce sont notre fabuleux FA-MAS national, le M 16 américain, la Kalashnikov russe, le H&K G3, l'Enfield anglais (vert, à la forme futuriste, utilisé en Irlande), le Steyr AUG autrichien. Ils utilisent une munition de diamètre généralement plus petit que pour les PM, mais beaucoup plus puissante, plus précise. Les gilets pare balles ne peuvent souvent pas grand chose contre de telles armes.

Les films, surtout d'action, étant généralement américains, le M 16 est largement à l'honneur. En fait, il existe toute une famille de M 16 (comme bien souvent) selon la forme de la crosse et la longueur du canon, certaines versions étant plus adaptées au saut en parachute. La version de base est le M 16, les autres ont des noms barbares comme XM 177... En fait, tous sont montés autour du Colt AR 15 qui consitue la partie centrale. Eh oui ! Du premier revolver Colt, en 1836, au M 16, la marque est partout sur nos écrans !

Toujours plus gros : les mitrailleuses. Il n'y a que dans les films que l'on voit des hommes tirer à la mitrailleuse à bout de bras. Les mitrailleuses ont un calibre souvent considérable (du 12,7 mm ou plus !!!), et elles sont prévues pour être mises sur trépied ou sur un véhicule : blindé, hélicoptère, jeep....Cependant, nos balèzes de l'écran les prennent souvent en main pour casser du méchant. Ainsi, Stallone utilise un M-60 dans Rambo, et Arnold fait plus fort, d'abord dans Predator (mais ce n'est pas lui qui l'a), avec le Minigun pour hélicoptère (20 mm !!!), puis dans Terminator 2, où il réduit en bouillie de la voiture de flics (une autre constante du ciné US) (Bon ok après tout un Terminator doit pas avoir trop de mal ^^). Dans Matrix, Keanu Reeves revient à une utilisation plus raisonnable -et plus en accord avec son gabarit- en laissant l'engin sur l'hélico.

Balle Blindée : les services de police et l'armée des pays signataires de la "Convention de La Haye" ne sont censés utiliser que cela. La balle, initialement en plomb déformable à l'impact, est recouverte d'un chemisage rigide dans un alliage jaune (laiton + ?). Cela est censé faire des "trous propres"... toujours est il qu'une balle blindée traverse plus facilement un gilet pare balle.

Munition OTAN : l'OTAN a édicté une normalisation des cartouches. Comme ça, les fusils d'assaut américains comme européens tirent les mêmes cartouches, toujours blindées. C'est actuellement du 5,56 mm, les russes utilisent encore (à moins qu'ils n'aient changé récement ?) la vieille 7,65 mm, mais toujours à la norme otan. Comme quoi la guerre, ça rapproche parfois...