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Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

Inventaire / Fusils d'assaut et de sniper

 

AKS-74U (jouable)

AKS-74U

Les fusils AK-47 et leurs multiples dérivés fabriqués dans plusieurs pays comprennent une grande famille active depuis plus d'un demi-siècle. Ces fusils sont parfaitement adaptés pour tout type de combattants. PLus de 50 millions d'unités ont été fabriqué. Ce fusil soviétique est résistant, puissant, précis et performant dans tout type de combat. Il représente la preuve qu'un bon design permet d'obtenir les résultats souhaités, qu'il soit utilisé par un combattant bien entraîné ou un guerillo. Au cours de la seconde guerre mondiale, des recherches ont permis d'obtenir une cartouche moins puissante que la 7,52 x 54R et plus apte à atteindre des distances courtes et moyennes, qui est la cartouche 7,62 x 39 mm ou M1943. Après la guerre, les éléments de l'armée soviétique reçurent la carabine semi-Automatique SKS (Samozariadnya Karabin Simonova) ainsi que le fusil d'assaut AK-47, crée par le Sibérien Mijail Timofeyevicht kalachnikov. Ce sous-officier fut blessé lors de la bataille de Briansk et devint concepteur d'armement à partir de 1944 dans le bureau de recherche et de développement de Izhevsk.

Les premières unités de L'AK (avtomat Kalashnikova) furent misent en service en 1947 (d'où son nom = AK-47) et son ergonomie alliant robustesse et facilité d'emploi et d'entretien le rendirent célèbre en Union soviétique. Il fut distribué dans tout types d'unités, et, à partir de 1954, fut également distribué dans les pays du pacte de Varsovie et des nations amies. Dans certains pays, il fut fabriqué sous licence et des variantes furent introduites afin de modifier certains éléments. L'ingénieur Mijail rendait visite aux unités militaires pour connaître les expériences des troupes avec ce fusil. Cela lui permit de commencer à fabriquer l'AKM (avtomat kalashnikova Modernizirovannyl) en 1957, dont le mécanisme était remplacé par un caisson en acier estampé le rendant plus léger et permettant de réduire les coûts. Les deux modèles se distinguent car le AKM présente un abaissement à la hauteur du chargeur. Ces deux armes, dans la variante avec une crosse fixe en bois ou dans la variante avec crosse métallique qui se replie sur le mécanisme, furent utilisées lors des combats, en particulier au cours des guerres arabo-israélienne et du conflit du vietnam. Elles furent fabriquées en série par l'industrie soviétique et achetée par une cinquantaine de pays. Cette forme d'origine fut appliquée à l'AK-47, qui est un modèle adapté pour tirer des munitions de 5,45 x 39 mm, plus léger et dont la ligne est semblable à celle de ses homologues américains. A partir de 1974, l'arme créée pour ce type de munitions, qui se différencie des modèles précédents par leurs chargeurs en matières synthétiquement au lieu du repose-main et la crosse en bois originale, et d'autres comportent un canon beaucoup plus court, ce qui donne naissance au fusil AKS-74 ("S" pour canon court). Les qualités principales des fusils kalashnicov plaisent à un grand nombre de pays. Même certains soldats américains laissaient leurs M-16 au profit des fusils soviétiques des vietnamiens décédés lors du conflit du vietnam. Aussi, les utilisateurs pouvaient maltraiter leurs fusils comme il le désire, ce dernier continuant à fonctionner même dans des conditions le plus défavorable, comme de la boue. Ses mécanismes sont activés au moyen d'une prise de gaz située près de la bouche du canon, et qui agit sur un piston à longue course unie à la fermeture. Ainsi, lors du recul, la douille tirée est éjectée et lors de sa courses vers l'avant, il introduit, au moyen du ressort de récupération, une balle dans le logement de la douille. Ce mécanisme a été conçu pour résister au traitement les plus durs. L'AKS-74 est l'arme utilisée par la plupart des terroristes sous les ordres d'ocelot et de gurlukovitch. Certains ont des AKS-74U ("U" pour "silencieux")

 

Colt M4A1 carabine (jouable)

Colt M4A1 carabine

Considéré comme état le plus célèbre des fusils d'assaut occidental, le M16 est le maillon qui débute une chaîne de designs conçus pour utiliser la nouvelle cartouche de 5,56 x 45 mm (.223 Remington) et est l'arme qui a atteint la plus grande notoriété aussi bien en défauts qu'en qualités. Ses qualités ont pu être appréciés durant plus de 3 décennies d'acitivtées de guerre sur des théâtres d'opérations les plus variés, qui comprennent aussi bien les zones de jungles du Viêt-Nam que le désert de Koweït. Dans ces contrés, le modèle nord-américain a démontré que son concept se maintient en vigueur après avoir subit un processus d'actualisation qui lui permet d'espérer encore de nombreuses années de vie militaire et encore plus de vie policière. Les premiers pas qui ont fait naître cette arme ont été faits sur l'initiative de l'ingénieur Eugèe Stoner lorsqu'il conçu le fusil d'assaut AR-10 de calibre 7,62 x 51 mm (308. winchester) pour la marque armalite. Ce fusil d'assaut utilisera comme base de conception une variante qui tirerait une nouvelle cartouche dérivée de la sportive .222 remington. Les premiers travaux sur le nouveau fusil débutent en 1956, et deux ans après fut remis à Fort benning pour participer à un concours pour chercher un substitut au duo formé par le M1 "garand" et le M14. En juillet 1959, alors que ces caractéristiques étaient évaluées par les militaires, le propriétaires, la corporation Fairchild Stratos, vendit la licence de production à l'entreprise Colt Firearmes Company. Un prix de 75 000 dollars fut négocié et les 4,5% de tous les droits de production future.

Parallèlement à cer processus arriva de la première commande de 10 000 unités pour l'Armée britannique et sa fabrication commença avec l'idée de le fournir à plusieurs pays du sud-est asiatique. En 1961 c'est la froce Aériens nords américains qui décide de l'adopter, et peu après, l'armée de terre. Cette dernière décida sa standardisation comme fusil d'assaut d'ordonnance, qui reçu l'appellation de M16. Cette arme fera partie de l'armement mis à la disposition des unités, qui, comme les bérets verts, avaient les responsabilités d'entrer en action durant l'événement du Viêt-Nam. Les premiers soldats qui voyageront sur ce théâtre d'opération avec les M16 feront remarquer des petits défauts, comme l'enrayement, l'obturation et quelque cassure. Ces défauts s'imputeront à l'emploie de munitions inadéquates et au manque de nettoyage de l'arme. Il faut remarquer que, lorsqu'elle fut introduite, on souligna qu'il agissait d'une arme nécessitant que de peu d'entretien. Néanmoins, lors des combats, il fut démontré que ce n'était pas le cas. Pour résoudre ces problèmes, s'initia un programme d'entraînement de nettoyage et des petits changements dans ses structures, comme ce fut le cas d'un petit levier qui poussait la fermeture vers l'avant en cas d'obstruction (éléments de la série de la variantes M16 A1 produite à partir de 1967. Au début des années 80, le corps des marines demanda l'introduction de quelques changements : un canon plus court, un repose main arrondie, une culasse de conception nouvelle pour faciliter le tir et une positiion de tir pour effectuer des raffales de 3 coups. Ces variations donnèrent lieu au M16 A2, introduite à partir de 1986, et qui est le standard actuel. Pour lui permettre de continuer en service jusqu'a la fin de la prochaine décennie, date de début prévu de la production de l'arme choisie dans le programme OIWS, il a été modernisé dans deux sens. D'abord en ce qui concerne la concrétion du M16 A3 comme résultat d'une petite transformation, qui inclut l'application du programme MWS (Modular Weapons Sytem. Celui-ci comprend l'installation d'une repose mains de conception nouvelle sur lequel peuvent être assemblés divers éléments comme une poignée, des lampes-torches, des lasers ou des viseurs. Parallèlement, fut éliminé l'anse de transport du caisson de mécanisme, qui a été substitué par un rail standardisé sur lequel il est possible de fixer divers éléments de vision CCO pour augmenter la précision du lance grande M203 de 40 mm qui se fixe sur la partie inférieure du repose main (utilisé entre autre par iroquois plisnkin dans MGS2). D'autre part, et malgré que l'USSOCOM est acquis 2000 exemplaires ensembles de modifications SOPMOD pour améliorer ses carabines M4, une variante réduit du M16 A2 qui intégrer un canon plus court, une crosse rétractable a été conçue > Le M4A1.

 

Franchy Spas-12 (non jouable)

Franchy Spas-12

Les fusils de calibre 12 ont été crées pour satisfaire les besoins des chasseurs et ont évolués vers des modèles à actionnement par glissières ou avec des automatismes permettant un fonctionnement semi automatique. Leur puissance de feu, leur fiabilité, leur simplicité de maniement et la vériétés des munitions proposées ont provoqué leur adoption par les militaires, qui les ont utilisés aussi bien lors de combat pour des activités de sécurité ou de combat, notemment pour les combats en fôréts contre les guérillos cachés dans le maquis.

Actuellement, ils sont largement diffusés dans les deux variantes basiques d'emploi, dans des unités de police ou dans les unités purement militaires, bien qu'au sein de ces dernières, leur usage reste limité aux unités spéciales ou à celles qui effectuent des taches très concrètes. Avec des modèles conçus pour être utilisés lors de combats, ou d'autre transformés à partir de variantes civiles, les fusils sont des armes longues possédant un grand pouvoir de neutralisation sur les objectifs les plus variés, provenant de leur grande puissance de feu instantanée -surtout concernant les semi-automatiques- et leur capacité à pouvoir utiliser les types de cartouches les plus divers. Le mécanisme de fonctionnement des fusils strictement destinés aux combats -bien que dans certaines situations exceptionnelles on puisse avoir recours à des modèles civils à canons superposés manuelle et les semi-automatiques. Cependant, on trouve aussi quelques modèles entiérement automatique, comme les américains ASAS-12, ou encore le Jackhammer Marl 3-A2
L'utilisateurs des fusils à pompes traditionnels doit effectuer un mouvement arrière du garde main afin qu'une cartouche, emmagasinée dans le chargeur tubulaire (en dessous du canon) se place en face du canon, puis un mouvement vers l'avant pour défaire le verrou qui bloque la chambre et permettre de tirer. La fiabilités de ces fusils et donc excellentes, de par leur simplicité de mécanisme et leurs faible cout de production. Le fonctionnement des fusils semi-automatiques se base sur des mécanismes qui utilisent les gazs produits lors de la sortie des plombs pour actionner le mouvement d'ejection de la cartouche vide et chambrer rapidement une nouvelle cartouche. Ce type de fonctionnement permet d'effectuer des tirs neutralisant extrémement rapidement diverses cibles. Pourtant, ils s'encrassent bien plus vite, nécéssite un entretien plus soigneux, sont bien plus cher et moins fiables que les autres…
Les modèles les moins chers comprennent divers modèles fabriqués en europe et aux Etats-Unis dont les FN police et les Browings BSP belges, les RG français et les Franchy PA7 et PA8 italiens que fabrique aussi la firme espagnole Llama, et les modèles américains réputés comme les Mossbergs 500 et 590, les remignton 870 et les winchester série 1300 defender. La firme italienne Franchy produit actuellement le modèle Spas-12, qui a récolté un vif succés auprès des divers corps de police et force militaire. Cette arme se distingue de son utilisation qui, au choix, peut être manuelle ou automatique. Ce fusil est utilisé par certains gardes d'interventions, dans MGS2.

 

Fn-p90 (non jouable)

Fn-p90La diffusion des pistolets-mitrailleurs, parmi les unités militaires et les forces de police, subit, depuis plusieurs dizaines d'années, une période difficile ; due en partie à leur substitution, par des variantes de fusils d'assaut compact, au sein des premières, et des fusils à actionnement par glissières, plus facile à utiliser par un personnel peu entraîné, au sein des secondes. Malgré cela, le pistolet mitrailleur a de nombreuses applications parmi les hommes destinés à des unités spéciales qui requièrent des armes légères et puissantes, et parmi les troupes d'unités auxiliaires qui n'ont, normalement, pas a intervenir dans un combat direct avec l'ennemi. Le P90 est le représentant le plus récent de ce que la technique actuelle permet de créer.

Pour répondre aux besoins des militaires et des policiers -qui dans leur grande majorité emploient des armes créés il y a des années, utilisant le 9mm peu puissant-, les ingénieurs de la firme belge FN (fabrique national) se sont penchés vers une conception futuriste rompant avec les schémas établis jusqu'alors par les modèles précédents.. Les gestations de l'arme, qui suivait le chemin tracé, par le passé, par d'autres groupes de travail, commença avec l'étude d'une taille réduite et d'une grande puissance de feu. Pour atteindre le premier objectif, on étudia de nouveaux matériaux, pour finir par adopter des dérivés de polymère plastique qui avaient déjà obtenu un certain succès auprès des autres armes. On adopta une disposition Bull-pup pour réduire la taille globale et le chargeur fut placée sur la partie supérieure de l'arme pour éviter un quelconque gène. Pour alimenter le chargeur, une nouvelle munitions fut mise à l'étude.

L'application de nouvelle technologie pour la conception, et la capacité industrielle de la firme permirent l'aboutissement rapide du projet 90 (P-90), comme on l'appelait au sein de l'entreprise. Les premiers exemplaires furent livrés. Parmi ces premiers utilisateurs, on peut citer les forces spéciales péruviennes, qui l'employèrent pour libérer des otages retenus par des terroristes dans l'ambassade du japon, les éléments du COS des opérations spéciales françaises, et les commandos belges. On sait également que la unidad especial de intervencion (UEI) de la guardia Civil espagnole en a reçu quelques exemplaires. Avec une longueur de 50 cm, une hauteur de 21 cm et une épaisseur de 5,5 cm, le P-90 se distingue par son poids réduit de 2,54 KG sans chargeur et de 3 KG avec chargeur remplis de 50 cartouches. Cette remarquable chute de poids est due aux matériaux utilisés, la polymère, alliant robustesse et légèreté. Sa conception symétrique le rend utilisable aux gauchers comme aux droitiers -le levier d'armement est situé de chaque côté- et l'éjection des douilles se font par le bas. Etant donné que les cartouches sont placées horizontalement, en quinconce, le chargeur est équipé d'un mécanisme permettant leur mouvement « longitudinal ». Les tirs peuvent être groupés dans un carré de 30 cm de côté à 150 mètres. Une grande partie des qualités balistiques de ce gun proviennent de la nouvelle cartouche de 5,7 x 18 mm. En gros, on a créer un étui de 40,5 mm de longueur d'une grande contenance qui sert à propulser des projectiles de 31 grammes. Le pouvoir perforant est énorme, elle peut traverser une planche de 1,6m de titane protéger par 16 couches de kevlars ! Ce qui permet de faire face à des adversaires bien protéger sans pour autant être innéficase. Un autre avantage est que son faible énergie à la bouche limite le recul pendant les rafales, ce qui permet de toucher un ennemi par tirs successifs rapides.

 

PSG1 (jouable)

PSG1

L'expérience de fabrication des armes antérieures de la firme heckler and kock amena les techniciens de HK a entreprendre la mise au point de 3 versions améliorées qui tirent la puissante cartouche 7,62 mm. Elles ont été conçues avec des détails qui garantissent la meilleure précision en toute circonstance ainsi qu'une portée suffisante pour neutraliser les objectifs policiers ou militaires. Le « Präzisions schützen gewehr-1 » (PSG-1) est l'arme de référence pour tout type d'armes similaires. On retiendra sa grande précision, son fonctionnement continu dans les conditions les plus variées, ce qui lui confère une extrême fiabilité. Certains exemplaires ont tiré plusieurs milliers de cartouches sans qu'aucune n'ait provoqué l'enrayage de l'arme bien que son verrouillage par roulement soit plus critique qu'un verrou manuel. On notera de même son prix élevé, environ 40 000 francs.

Ce dernier aspect n'a cependant pas freiné sa vente à l'échelle mondiale et les groupes policiers la comptent dans le rang des équipements de leurs tireurs d'élite. Quelques unités militaires telles que les Spécial Forces américaines ou les membres du bataillon Col Moshin italien l'utilisent aussi. Aux états-unis, plusieurs lots destinés au marché sportif ont été mis en vente. Etre en possession d'une de ces armes, dont le coût sur place est de 10 000 dollars, confère à son détenteur un statut qui le différencie de ces compagnons ; différence de prix et de marque qui correspondent aussi à de formidables prestations. On retiendra son excellente précision puisqu'il est capable de réaliser des groupements de telle sorte que les trous dans la cible se confondent si l'on tirait trois projectiles à 100 mètres. On peut inscrire 5 impacts dans un cercle de moins de 8 cm de diamètre, à une distance de 300 mètres. Leurs excellentes qualités pour le tir sont le fruit d'un lourd canon forgé à froid de 650 mm, avec un rayage polygonal qui stabilise davantage les projectiles en déplacement à l'intérieur du canon ; il dispose d'une crosse avec une plaque de couche et des mentonnières réglables, une poignée en bois recouverte d'un léger relief pour faciliter l'emprise de la main de l'arme, et une gachette très fine qui comprend la détente avec un appui arrière ajustable permettant de régler son parcours en fonction de divers paramètres. D'autres détails, -qui ont largement contribué à l'obtention du titre d'arme semi-automatique la plus précise du monde- : son fonctionnement en mode semi automatique uniquement, l'intégration d'un verrou auxiliaire qui permet de verrouiller la culasse en silence, la base soudée à la partie supérieure du boîtier de mécanismes avec le STANAG 2323 pour accoupler divers modèles de viseurs, et son faible recul qui permet de réaliser un second tir très rapidement ; l'arme conserve ainsi le même pointage. Cependant, il convient de mentionner aussi son poids de 8,1 Kg ce à quoi il faut ajouter le trépied, le viseur et les chargeurs : on transporte cette charge dans une valise métallique spécifique fournie avec l'arme.

 

AN-94 "Abakan" (non-jouable)

AN-94 "Abakan"

Le développement de l'AN-94 démarra à la fin des années 80. A l'époque, l'Etat-major soviétique réfléchissait à un éventuel remplacement de ses AK-74, certes efficaces et fiables, mais néanmoins quelque peu dépassés par des armes plus modernes et sophistiquées, notamment les dernières réalisations occidentales en la matière.

L'AN-94 fut soumis à une série de tests en concurrence avec de nombreux autres modèles, qu'il domina sans problème. Il fut donc déclaré officiellement remplaçant de tous les Kalachnikovs de l'armée russe en 1994.

Toutefois, l'effondrement de l'Union Soviétique entre-temps réduisit à néant ce projet, condamnant l'AN-94 à une diffusion marginale. Les exemplaires produits ont été attribués en toute logique aux forces spéciales et aux unités d'élite de la police et du MVD.

D'apparence similaire à un Kalachnikov, l' "Avtomat Nikonova" fait un large usage de matières plastiques et de polymères, afin de réduire le poids de l'arme et de lui offrir une meilleures résistance aux éléments climatiques défavorables. Ses trente cartouches sont contenues dans un chargeur courbe (l'AN-94 est compatible avec ceux de l'AK-74) et peut être équipé de nombreux accessoires : le classique lance-grenades mono-coup GP-25, un système de visée optique ou laser, une lampe-torche tactique ou encore une baïonnette qui vient se fixer sur le côté du canon. Ce dernier a d'ailleurs vu son bout modifié afin d'en réduire le bruit, rendant l'AN-94 plus discret et moins assourdissant que l'AK-74. Notons que l'ergonomie de l'AN-94 serait plutôt médiocre, en particulier la poignée, très inconfortable.

La grande différence de l'AN-94 par rapport à un AK-74 est son mécanisme de fonctionnement, appelé "retour de souffle à impulsion décalée", pour lequel l'équipe de Nikonov a d'ailleurs reçu un brevet officiel. Le fonctionnement est le suivant : lorsque une cartouche est tirée, un boulon-porteur est propulsé en arrière sous l'action des gaz éjectés par la munition tirée, une poulie entraîne un dispositif qui fait avancer les cartouches contenues dans le chargeur et les amène dans la chambre de l'arme, et ainsi de suite. Ce système, très complexe comparé aux « vieux » Kalachnikovs, assure à l'AN-94 une cadence de tir qui peut atteindre jusqu'à 1800 coups/min pour les premières cartouches tirées. Pour les suivantes, la cadence descend à 600 coups/min. Ce système rend l'AN-94 particulièrement redoutable contre les gilets pare-balles, là où les autres 5.45 mm restent inefficaces. Bien évidemment, l'AN-94 conserve la capacité de tir au coup par coup et en rafales libres classiques, ainsi que la possibilité de tirer des rafales de deux cartouches, ce qui n'était pas possible sur les dérivés de l'AK-74.

Toutefois, ce système se paie au prix très élevé d'une maintenance plus importante, et surtout beaucoup plus difficile. En effet, contrairement à son prédécesseur, l'AN-94 exige un professionnel le maîtrisant parfaitement, capable de l'entretenir et d'en tirer le plein potentiel. De fait, on le voit mal en dotation générale dans une armée faisant largement appel à des soldats conscrits. Sans oublier le prix 5 à 6 fois plus élevé qu'un AK-74.

En définitive, l'AN-94 est une arme singulièrement redoutable, mais trop complexe.

Il est employé par les mercenaires de Gurlukovich sur la Big Shell (hormis ceux des Noyaux).